C’est officiel, depuis le 31 octobre 2011, nous sommes 7 milliards d’humains sur Terre. Bienvenue à tous ! Mais ce pic de démographie n’est pas sans conséquence sur nos ressources vitales. Ainsi, l’Organisation des Nations Unies s'inquiète des futurs problèmes d’accès à l’eau, la consommation ayant augmenté deux fois plus vite que la population au cours du 20è siècle. La guerre de l’eau aura-t-elle lieu ?
L’augmentation de la population mondiale pose de nombreux défis : sécurité alimentaire, accès à l’eau, migrations, changement climatique, urbanisation… D’autant que le cap que nous venons de franchir n’est qu’une étape : à l’horizon 2050, nous devrions être 2 milliards de plus sur la planète, d’après le dernier rapport du Fonds des Nations Unies pour la population.
L’accroissement de la population mondiale s’est accéléré au cours des siècles. La planète comptait 1 milliard d’habitants en 1804, 2 milliards en 1927, 3 en 1959, 4 en 1974. Elle a ensuite franchi le cap des 5 milliards plus récemment, en 1987 et celui des 6 milliards en 1999. Une augmentation exponentielle ! Elle ne devrait se stabiliser, autour de 10 milliards, que dans un siècle, selon les Nations Unies.
Alors que les populations rurales continuent à migrer vers les villes, la consommation d’eau ne cesse d’augmenter, et plus rapidement que la croissance de la population. C’est bien là le problème. Selon le World Resources Institute, un think tank américain indépendant composé d’une centaine de scientifiques et d’économistes, l’augmentation pourrait être de 50% dans les pays en voie de développement entre 2007 et 2025 et de 18% pour les pays développés. L’eau viendra-t-elle à manquer ?
Car si la planète bleue regorge d’eau, l’eau douce se fait rare. 97,5% de l’eau est salée. Des 2,5% restants, les deux tiers se présentent sous forme de glace. Il ne reste donc pas beaucoup d’eau douce libre à se partager. En témoignent quelques chiffres : 1 milliards d’êtres humains n’ont pas accès à l’eau potable. 2 milliards n’ont pas accès aux toilettes. Une conséquence dramatique : 5 millions d’enfants décèdent chaque année en raison de la consommation d’une eau contaminée par des matières fécales.
Ce panorama, issu des données fournies par l’ONU, est inquiétant. Il doit nous amener à réfléchir au partage de la ressource à grande échelle, au-delà des frontières administratives de nos pays. Et sur un plan plus local et individuel, il peut nous aider à prendre conscience du privilège que nous avons en France de disposer d’une ressource relativement abondante, mais qui reste toutefois fragile.